29ème RI


Insigne 29 RI

Casernement en 1914 : Autun et Le Creusot, en Saône-et-Loire

Affectation : 32ème Brigade d’Infanterie, 16ème Division d’Infanterie, 8ème Corps d’Armée


Fort de 3.345 hommes, le 29ème RI quitte Autun (71) le 6 août 1914, pour gagner la frontière de l’Est. La veille, le colonel DELAUNAY, son chef, l’a réuni et dans une allocution vibrante, a su faire passer dans l’âme de chacun le souffle d’ardent patriotisme qui l’anime. François CORNESSE, Laurent LAMY, Adrien PINOT et Pierre CHATELAIN sont à bord de ce train.
Pierre DELORME rejoindra le Régiment le 11 août 1914 et Henri Julien LEVY le 19 décembre 1914.

Composition du régiment au jour du départ

7 au 12 août 1914

L’enthousiasme est grand et c’est en chantant, dans les trains couverts de fleurs, que les bataillons arrivent successivement à Charmes (88), où a lieu le débarquement.
Après des étapes à la Verrerie de Portieux, Moriville, Clézentaine, Domptail, communes voisines situées dans les Vosges, le Régiment arrive dans la région de Sainte-Pôle, Montigny, Reherrey en Meurthe-et-Moselle.

12 août 1914

Premiers engagements avec de faibles éléments avancés de l’ennemi.

14 août 1914

Le premier combat sérieux se livre le 14 août et le 29ème RI enlève brillamment le village de Domèvre-sur-Vezouze (54), puis les Bois situés au nord, dans la direction de Verdenal (54). Les Allemands se replient alors avec une rapidité inattendue.

15 août 1914

Le Régiment traverse Blâmont (54), puis la frontière.

18 août 1914

Il prend position dans les bois, au nord-ouest de la Sarre, au nord de Sarrebourg (57).

19 et 20 août 1914 – Bataille dite de Sarrebourg (Moselle)

Pendant la journée du 19 et la matinée du 20, nos troupes sont soumises à un bombardement d’artillerie lourde d’une intensité extrême. L’attaque projetée sur les versants sud-est de la Sarre, trop fortement défendus, ne peut être exécutée.
Les éléments voisins ne peuvent davantage progresser.
Le 20 à 13 heures, le colonel DELAUNAY est blessé et passe le commandement du Régiment au commandant AUBERT qui, blessé à son tour, délègue ses pouvoirs au commandant de BELENET.
Les Français portent leurs efforts au bois de Dellen pour s’emparer du pont de Sarraltroff (57) et près du château et du moulin de Saareck pour s’emparer du pont d’Oberstinzel (57). Les Allemands ont déployé leur artillerie sur les hauteurs, au Bergholtz et au Tinkelberg, et disposent de ballons d’observation du côté de Kirrberg (67). Leur infanterie se dissimule à flanc de coteau le long du chemin qui va du Tinkelberg à Bettborn (57). Les Français sont visibles avec leurs tenues bleues et rouges et après le déluge de feu de l’artillerie allemande, ils se font alignés comme à l’exercice par les Allemands, qui avaient installé des tuyaux de béton dans les haies où étaient dissimulés des dizaines de tireurs. A Sarraltroff (57), les cadavres jonchent les champs. Nos pertes sont lourdes; les éléments avancés, pressés par l’ennemi, sont obligés de se replier et la retraite est ordonnée. Celle-ci s’exécute en ordre, couverte par des éléments d’arrière-garde qui se replient en combattant pied à pied.

21 au 23 août 1914

La 16ème Division d’Infanterie continue par ordre son mouvement de repli, mais sans que la poussée de l’ennemi se fasse pressante. Elle s’arrête à l’ouest de la Mortagne.

Le 21 août est aussi le jour du décès de François CORNESSE, à l’ambulance 1ère Armée bavaroise, à Sarraltroff (57). Il avait vraisemblablement été grièvement blessé la veille, lors des combats qui avaient opposé les 27ème, 29ème et 229ème RI aux soldats des 12ème et 16ème Régiment bavarois, et avait été transporté dans un hôpital militaire allemand (la ville était allemande à cette époque).

24 août 1914

Le Régiment se repose à Moyemont (88) et cantonne à Fauconcourt (88).

25 août 1914

Le 1er Bataillon occupe Clézentaine (88) et le met en état de défense, le 3ème est au NE du village. Evacuation le soir et cantonnement à Moyemont (88).

26 août 1914 – Combats à Clézentaine (Vosges)

Ordre est donné de réoccuper Clézentaine (88). A 7h30, le 1er Bataillon tient Clézentaine (88), le 3ème la ligne Clézentaine-corne ouest du Bois de Fays, le 2ème est en réserve au SO du village. L’ennemi débouche à 9h de Deinvillers (88) et du Bois de Corres (Deinvillers (88)). Le feu est ouvert à 9h15 et la position est violemment battue par l’artillerie ennemie. 14h, l’artillerie ennemis canonne le village, le feu redouble sur toute la ligne Des renforts arrivent, une compagnie du 46ème Chasseurs Alpins, une du 13ème RI et une du 52ème Chasseurs à pied. 17h, déclenchement d’une contre-attaque appuyée par les mitrailleuses, fléchissement de la ligne, l’ennemi disparaît.
Pertes : 31 morts, 187 blessés, 63 disparus

27 Août 1914

Le 29ème RI organise son front du Bois de Corres exclus au Bois du Haut de Corbe inclus et reste en position d’attente. Une partie du Régiment bivouaque entre le Bois de Fays et le Bois du Haut de Corbe. Le Régiment reçoit un renfort de 1.000 hommes.

28 au 30 août 1914

Mêmes positions. Cantonnements à Fauconcourt (88) et à Saint-Genest (88) à partir du 29 pour les 1er et 2ème Bataillons.

31 août 1914

Nouvel Etat-major

1er au 8 septembre 1914

Travaux de tranchées. Maintien des positions au bois du Chaufour (Clézentaine (88)), à Deinvillers (88), au bois du Haut de Corbes et mêmes cantonnements.

Machine à tranchée

9 septembre 1914

Suite à contre-ordre, l’attaque prévue de Saint-Pierremont (88) est suspendue.

10 septembre 1914

Une Compagnie ennemie est signalée marchant sur le Menu Bois, où les tranchées sont occupées par deux compagnies du 3ème Bataillon, mais aucune attaque n’a lieu, l’ennemi se retire en direction de Xaffinvillers (88).

11 septembre 1914

L’ennemi se retirant, le 29ème RI est chargé d’occuper les lignes opposées. L’action, qui se porte sur Xaffinvillers (88), le Moulin Kucklet et le Bois du Grand Bras, démarre à 16h, précédée des tirs d’artillerie.

12 septembre 1914

Suite à des reconnaissances, le Régiment est renseigné sur le départ précipité de l’ennemi et va cantonner à Fontenoy-la-Joute (54).

13 et 14 septembre 1914

Ordre est donné de gagner Saint-Rémy-aux-Bois (54), via Domptail (88), Saint-Pierremont (88), Deinvillers (88), Haillainville (88) et Damas-aux-Bois (88).

15 au 17 septembre 1914

Embarquement du Régiment le 14 à Bayon (54). A l’arrivée, cantonnement à Bannoncourt (55).

18 septembre 1914

Départ pour Domjevin dans le but d’arrêter la tête de la colonne au pont de la Meuse. Cantonnements à Viéville (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)) (2 Bataillons, EM, Compagnies de mitrailleuses) et à Hattonchâtel (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)) (2ème Bataillon).

19 septembre 1914 – Combats autour de Woël (Meuse)

Le Régiment a reçu l’ordre de défendre le secteur s’étendant au NE, entre la route de Viéville (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)), Ferme Saint-Louis (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)) et la route Hattonville (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)), étang Beugné (Vigneulle-lès-Hattonchâtel (55)). A 8h30 le Régiment reçoit l’ordre de se porter sur Woël (55) par Saint-Maurice (Saint-Maurice-sous-les-Côtes (55)). Un Bataillon du 85ème prend possession du village de Woël (55) abandonné par les allemands. Le 29ème RI prend ensuite possession du village en remplacement du 85ème. A 13h15, l’ennemi bombarde Woël (55). Des reconnaissances signalent un bataillon ennemi qui marche de Jonville (Jonville-en-Woëvre (55)) sur le Bois de Haravillers et un mouvement sérieux sur le Bois de la Tagnière et de Hondreville Bar. Le 3ème Bataillon est complètement engagé. Le bombardement continue sur le village, sur les tranchées et les bois occupés par nous. A 18h le Régiment reçoit l’ordre de rompre le combat et de rentrer à Saint-Maurice (Saint-Maurice-sous-les-Côtes (55)). L’ennemi s’est replié sur Joinville (Jonville-en-Woëvre (55)), ne laissant qu’un peloton dans les bois. A la fin de la journée le Régiment se porte sur Lavignéville (Lamorville (55)) et Lamorville (55).
Pertes : 1 tué, 44 blessés, 4 disparus

20 septembre 1914

Cantonnements à Lavignéville (Lamorville (55)) et Lamorville (55).

21 septembre 1914

Départ de la gare de Sampigny (55) et arrivée à Villers-Daucourt (Châtrices (51)) pour le gros du Régiment et à Sainte-Menehoult (51) pour le 2ème Bataillon. Cantonnement à Dampierre-le-Château (51).

22 et 23 septembre 1914

Même cantonnement. Citations à l’ordre de :

24 et 25 septembre 1914

Embarquement du Régiment en gare de Villers-Daucourt (Châtrices (51)). A l’arrivée en gare de Sampigny (55).

  • le 1er Bataillon est envoyé en premier lieu à Saint-Julien (Saint-Julien-sous-les-Côtes 55)), puis le lendemain sur Lérouville (55) pour attaquer Apremont (Apremont-la-Forêt (55)) par le sud, avec 2 Bataillons du 13ème RI.
  • le 2ème Bataillon cantonne à Vadonville (55), puis doit se porter sur Lérouville (55) à hauteur de Pont sur Meuse (55), sauf une compagnie mise à disposition du 85ème RI qui est dirigée sur Mécrin (55).
  • le 3ème Bataillon est dirigé sur Koeur-la-Grande (55).

26 septembre 1914

Le 1er Bataillon avec le 13ème RI, attaque et occupe le Bois Brûlé. La 6ème Compagnie attaque le Bois d’Ailly sous le commandement du 85ème RI. Le 2ème Bataillon est aux avant-postes à Pont-sur-Meuse (55) et Bricourt (Apremont-la-Forêt (55)). Le 3ème Bataillon, sous les ordres du 85ème RI, se portent sur Saint-Mihiel (55), pour collaborer à l’attaque du général DURAND.

Readoutes du Bois Brulé
Redoutes du Bois Brûlé

1er octobre 1914 – Attaque du Bois Jurat

Les 2ème et 3ème Bataillons sont dirigés sur Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)) pour attaquer le Bois-Jurat par le plateau au SO, 2ème Bataillon à droite et 3ème à gauche, encadrés par des éléments du 13ème RI. L’attaque commence à 17h15. Une mitrailleuse ennemie placée sur la corne SE du Bois Brûlé, fait subir de grandes pertes. Le 2ème Bataillon est bloqué à 50 mètres de la lisière du Bois par des réseaux de fils de fer. A minuit, ordre est donné de se replier à hauteur des tranchées précédemment occupées par le 13ème. Le 1er Bataillon reste dans les ouvrages de la Redoute, le 2ème occupe les tranchées face au Bois Jurat, le 3ème très éprouvé, rentre à Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)).
Pertes : 26 tués, 207 blessés, 77 disparus

2 octobre 1914

Nouvelle attaque à partir de 17h10. Le combat s’engage par le tir de l’artillerie et des mitrailleuses. A 17h40, l’Infanterie marche en avant. Sous le feu de l’ennemi, les hommes sont obligés de s’arrêter à 250 m environ de la lisière du Bois Jurat.

3 et 4 octobre 1914

Maintien des positions et dans la soirée du 3, le 1er Bataillon est relevé et cantonne à Liouville (Apremont-la-Forêt (55)), le 2ème reste aux avant-postes sur le pont occupé devant le Bois Jurat et le 3ème prend les avant-postes au NE de Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)). Le 4, mêmes positions que la veille. Le 1er Bataillon vient cantonner à Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)).

5 octobre 1914

Le village de Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)) est bombardé.

6 octobre 1914

Une colonne d’attaque composée les 5ème et 6ème Compagnies du 29ème, le 1er Bataillon du 13ème et le 3ème Bataillon du 29ème se porte dans le ravin au sud du Bois Brûlé, mais ne peut aboutir en raison du feu très violent des mitrailleuses et de l’artillerie ennemie. Le commandant MEHU, chef de bataillon, est tué, de même que le capitaine BRUNET LECOMTE. Le commandant de PENELET, chef de bataillon et le lieutenant CHALINE sont blessés.

7 octobre au 2 novembre 1914

Situation inchangée, avec chaque jour, des tués et blessés en nombre. Le 10, un bombardement violent se produit sur le plateau de la cote 322. Le plateau, le ravin et les abris de réserve continueront d’être bombardés régulièrement les jours suivants. Le 11 octobre, le terrain faisant face au Bois Jurat et à Apremont ((Apremont-la-Forêt (55)), est divisé en secteurs (voir plan ci-après). Le 17 octobre, le lieutenant-colonel PERRIN prend le commandement du Régiment.

3 novembre 1914

Le 2ème Bataillon reçoit l’ordre de se porter à l’étang de Ronval, entre Marbotte ((Apremont-la-Forêt (55)) et Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)). Le bombardement est particulièrement intense aux abords de Saint-Agnant (Saint-Agnant sous les Côtes  (55)).

4 au 11 novembre 1914

Le 3ème Bataillon se porte sur Boncourt (Boncourt-sur-Meuse (55)). Le 2ème Bataillon est placé sous les ordres du colonel MATHIEU, dans la tranchée ouest du sous-secteur Valentin. La situation reste inchangée jusqu’au 11 novembre.

12 et 13 novembre 1914

La 3ème Compagnie est détachée dans la tranchée Frontil (tranche du centre du sous-secteur Valentin). Situation inchangée le 13.

14 novembre 1914

Le 3ème Bataillon quitte Boncourt (Boncourt-sur-Meuse (55)). Trois compagnies s’établissent à 300 m au NE de l’étang de Ronval, à la lisière des bois. Une compagnie est détachée à Saint-Julien (Saint-Julien-sous-les-Côtes (55)).

15 et 16 novembre 1914

Situation inchangée. Le Régiment reçoit un renfort de 451 hommes.

17 novembre 1914

Situation inchangée.
Pertes : le lieutenant de réserve JANCK blessé, 5 tués, 16 blessés, 6 disparus.
Parmi les pertes du jour, il y a Pierre DELORME, tué à l’ennemi, à Marbotte ((Apremont-la-Forêt (55)) dans la Meuse.

18 novembre 1914

La 2ème Compagnie est détachée dans la tranche Frontil.

19 au 22 novembre 1914

Le 3ème Bataillon en entier est placé sous les ordres du colonel FRONTIL dans la tranche du centre du sous-secteur Valentin. Le 2ème Bataillon occupe la place laissée par le 3ème.

23 au 25 novembre 1914

Les Bataillons et Compagnies sont dans les tranches est et ouest du sous-secteur Valentin, ainsi que dans la tranche Frontil et à la cote 322 dans la tranche Perrin.

26 et 27 novembre 1914

Le 3ème Bataillon et la 1ère Compagnie prennent part à un violent engagement dans la tranche Frontil. Le Régiment reçoit un renfort de 494 hommes.

28 novembre 1914

Le 3ème Bataillon quitte la tranche Frontil et va cantonner à Boncourt (Boncourt-sur-Meuse (55)).

29 novembre au 3 décembre 1914

La 1ère Compagnie est remplacée par la 4ème dans la tranche Frontil, et va rejoindre son Bataillon à la cote 322, dans la tranche Perrin. Ensuite, la situation reste inchangée.

4 décembre 1914

Le Régiment reçoit un renfort de 425 hommes. La 4ème Compagnie rejoint son Bataillon à la cote 322.

5 décembre 1914

Laurent LAMY décède ce jour-là, suite à une maladie contractée en service, à l’hôpital de Neufchâteau (88).

Parcours 29 RI
Cliquer sur la carte pour suivre le parcours du 29ème RI

A suivre …


Sources

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