256ème RI


Casernement en 1914 : Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire

Affectation : 115ème Brigade d’Infanterie, 58ème Division d’Infanterie, 1er Groupe de réserve


Le Régiment, qui a commencé à se constituer le 3 août 1914, jour de la mobilisation, part en gare de Chalon-sur-Saône le 11 août 1914. Il est constitué de 38 officiers, 2122 hommes de troupe et de 124 chevaux. François JAILLOT embarque dans ce train, qui arrive à Saint-Loup-sur-Semouse (70).

Chef de Corps : Lieutenant-Colonel RIMAUD

Composition du régiment

Composition du régiment au jour du départ

12 au 14 août 1914

Le 256ème RI est cantonné comme suit : l’EM et le 5ème Bataillon à Corbenay (70), le 6ème Bataillon aux Chavannes (Fougerolles (70)) et au Pré du Rupt (Fougerolles (70)). Exercices de Bataillon.

15 août 1914

Le Régiment quitte Corbenay (70) à 3 heures du matin et arrive à Remiremont (88), où il cantonne.

16 et 17 août 1914

Marche de la 115ème Brigade dans la direction des cols des Vosges. La 58ème Division continue sa marche vers l’Alsace, le 256ème RI est en tête de la colonne de gauche et se dirige vers Stosswihr (68). Le 256ème RI cantonne : 5ème Bataillon et EM à Altenberg (Stosswihr (68)), 6ème Bataillon à la Schlucht ((Stosswihr – Le Valtin (68)).

18 et 19 août 1914

La colonne de gauche de la 58ème Division se porte dans la journée dans la direction de Fraize(88) – Saint-Léonard (88), à la disposition de la 1ère Armée. Cantonnement du Régiment à Clefcy (Ban-sur-Meurthe-Clefcy (88)) le 18 et à Colroy-la-Grande (88) le 19.

20 et 21 août 1914

L’ennemi occupe le front Schirmeck (67) – Villé (67). Le 256ème RI occupe défensivement la ligne Saulxures (67) – Saales (67) – Champenay (Plaine (67)), face au Nord-Est. Il a à sa droite le 334ème et le 229ème.

22 août 1914

Le Donon (Grandfontaine (67)) étant tombé au pouvoir des Allemands, le 256ème RI reçoit l’ordre de laisser un bataillon sur place et d’envoyer son 2ème Bataillon avec l’EM à Provenchères (Provenchères-sur-Fave (88)), à la disposition du Général Commandant de la 115ème Brigade.

23 août 1914

L’ennemi tient le col de Sainte-Marie-aux-Mines (68). Le 256ème va organiser ses positions autour de Provenchères (88), Colroy la Grande (88), Frappelle (88).

24 et 25 août 1914

Le 5ème Bataillon se porte successivement à Haute-Mandray (Mandray (88)) et à la Planchette (Entre-deux-Eaux (88)).

26 août 1914

Vers 11 heures, l’artillerie ennemie ouvre son feu. A 16 heures, le retrait se fait en bon ordre dans la direction de Taintrux (88). Le Bataillon bivouaque à l’est du village.

27 août 1914

Le 256ème RI organise une position de repli à l’Ouest du col d’Anozel (Taintrux (88)) : 1ère ligne de résistance sur la voie ferrée ; 2ème ligne dans les tranchées en avant du bois qui enserre le col. A midi, le 256ème quitte ses positions et prend la direction des Rouges-Eaux (88). Bivouac dans les bois des Rouges-Eaux (88). En cours de route, reprise de l’offensive et combat jusqu’à la nuit.

28 août 1914

Le 256ème se porte à Vanémont (Saint-Léonard (88)), puis le Bataillon se dirige sur le col du Plafond (Corcieux (88)) où il passe la nuit.

29 août 1914

Le 256ème RI est chargé d’appuyer le 13ème Bataillon de Chasseurs à Pied et d’établir la liaison entre la Brigade et le 14ème Corps d’Armée.
Le combat s’engage à hauteur de Bellegoutte (88) et dure jusqu’à la nuit. Le Régiment est fortement éprouvé et prend ses cantonnements d’alerte à Saint-Léonard (88).

30 août au 2 septembre 1914

Le Bataillon se reforme au col du Plafond (Corcieux (88)). Jusqu’au 2 septembre il va cantonner à Corcieux (88).
Le 1er septembre, le 6ème Bataillon, détaché, occupe avec 3 Compagnies des tranchées de La Salle (88) et reçoit l’ordre de participer à l’attaque de Saint-Rémy (88). Le Bataillon s’y porte mais le mouvement est arrêté par une Compagnie de mitrailleuses et une grêle d’obus : on ne peut tirer.
Pertes : 120 hommes.

3 au 5 septembre 1914

Le 256ème est dirigé sur Longemer (Xonrupt-Longemer (88)), où l’EM et la CHR cantonnent. Le 5ème Bataillon va cantonner le 3 : 3 Compagnies au Valtin (88), 1 Compagnie au Rudlin (Plainfaing (88)). Le 4, une compagnie et demi cantonne au Louschbach (Plainfaing (88)). Le 6ème Bataillon rejoint l’EM à Longemer (Xonrupt-Longemer (88)) le 4.

6 septembre 1914

L’EM et le 6ème Bataillon reçoivent l’ordre de se porter à Gerbépal (88) à la disposition du colonel NUDAND.

7 au 10 septembre 1914

Le 6ème Bataillon reçoit l’ordre de se porter en réserve à Chalgoutte (Anould (88)). Il est rejoint le 10 par l’EM. Le 5ème Bataillon a une Compagnie au col du Bonhomme (68).

11 septembre 1914

Les 15ème et 19ème Compagnies, sous le commandement du Capitaine DELPUCH, reçoivent l’ordre du Commandant du groupe du Bonhomme d’effectuer une reconnaissance offensive sur la rive droite de la Béhine dans la direction du village du Bonhomme (68) et d’atteindre la ferme Mathieu. Ce détachement exécute des reconnaissances dans des conditions extrêmement pénibles, tempête épouvantable, bois d’accès très difficiles. Un sergent est tué dans une rencontre à la ferme Violette. Un homme se fracture la jambe en tombant dans un trou. Les hommes et même les officiers sont exténués et il pleut toujours à torrents.

12 septembre 1914

L’EM et les sections de mitrailleuses sont au col du Louschbach (68). Le détachement Delpech reçoit l’ordre d’attaquer le village du Bonhomme (68), mais occupe la lisière du bois en face du Bonhomme sans tirer un coup de feu. Il rentre aux fermes Violette et Mathieu à 20 h en laissant des avant-postes de combat à la lisière précitée. L’EM et le 6ème Bataillon reçoivent l’ordre de se porter en réserve à Barançon (Plainfaing (88)).

13 et 14 septembre 1914

Le détachement Delpech pousse des reconnaissances sur le Bonhomme. Le 5ème Bataillon reçoit l’ordre de se porter immédiatement au col des Journaux (La Croix-aux-Mines (88)) et le Chipal (La Croix-aux-Mines (88)) et d’occuper les retranchements établis sur ce point par les troupes de la 82ème Brigade. Le 14, l’attaque prévue des lisières Sud et Sud-Ouest du village du Bonhomme (68) ne se fait pas.

15 septembre 1914

Le 6ème Bataillon et l’EM sont relevés par une Compagnie du 28ème de réserve et vont cantonner à Xonrupt (Xonrupt-Longemer (88)).

16 au 19 septembre 1914

Le 6ème Bataillon et l’EM sont casernés à la caserne Kléber, à Gérardmer (88).

20 au 30 septembre 1914

Alternativement, le 6ème et le 5ème Bataillons vont se relever au Lac Blanc (Orbey (68)) et rentrer caserner à Gérardmer (88).

1er au 3 octobre 1914

L’EM et le 5ème Bataillon sont toujours à Gérardmer (88).

4 octobre 1914

Le 6ème Bataillon est relevé du Lac Blanc (68) et va cantonner à Xonrupt (88). L’EM et le 5ème Bataillon vont cantonner à Rehaupal (88) et Laveline (Laveline-Devant-Bruyères (88)).

5 et 6 octobre 1914

L’EM et le 5ème Bataillon cantonnent à Faucompierre (88), le 6ème Bataillon au Tholy (88).

7 octobre 1914

Le Régiment embarque à Arches (88).

8 et 9 octobre 1914

Le Régiment débarque à Montdidier (80) le 8 octobre et va cantonner à Villers-Tournelle (80) jusqu’au 9 octobre.

10 au 13 octobre 1914

La Brigade se porte sur Fresnoy-l’Equipée où le Régiment cantonne, puis sur Warloy-Bayon (Warloy-Baillon (80)). Le 12 octobre, le 256ème s’établit à Bus-lès-Artois (80) et occupe la lisière Nord et Nord-Est de la forêt. A la nuit, il cantonne à Bertrancourt (80) et le lendemain à Hermaville (62).

14 octobre 1914

La Brigade continue sa marche vers le Nord et se rassemble à la lisière Ouest de Sailly Labourse (62). Ordre est donné au Régiment de relever les Anglais dans les tranchées occupées par eux entre le pont fixe du canal et Cambrin (62). Le 5ème Bataillon est en première ligne, le 6ème reste à Cambrin (62).

15 et 16 octobre 1914

Le 15, le mouvement pour reprendre Vermelles (62) ne se fait pas. Pertes au 5ème Bataillon : 14 tués et 18 blessés. Le 16, le Régiment reçoit l’ordre d’attaquer vigoureusement Givenchy-lès-la Bassée (62) pour aider la prise de Vermelles (62). Le mouvement commence mais ne peut se continuer par suite de la nuit. Le 5ème Bataillon reste sur ses positions. L’EM et 1 Compagnie sont en cantonnement d’alerte à Cuinchy (62).

17 octobre 1914 – Combats d’Auchy-les-Mines (62)

Le Régiment se porte à l’Est du village et se retranche à environ 1400 m. 5 Compagnies en 1ère ligne, 2 Compagnies le long du canal et 1 Compagnie en réserve. A 10 h, une première attaque d’Auchy (Auchy-les-Mines (62)) est arrêtée par le feu violent de l’artillerie allemande. A 16 h, nouvelle attaque précédée d’une préparation par l’artillerie. Le feu adverse empêche de nouveau de progresser. A la nuit on reste sur ces positions. Les Compagnies ont été fortement éprouvées.
Pertes : 2 officiers blessés, 14 tués, 94 blessés.

18 octobre et 19 octobre 1914

Continuation de l’offensive. Le Régiment ne peut toujours pas progresser. Il est impossible de déboucher des tranchées sous les rafales d’artillerie. Le Lieutenant- Colonel RIMAUD est blessé au bras. Le Chef de Bataillon MÉQUILLET lui succède.
Pertes ces deux jours : 2 officiers blessés, 27 tués et 102 blessés.

20 octobre au 31 octobre 1914

Le Régiment reste sur ses positions à l’est de Cuinchy (62) et il a reçu l’ordre de les garder coute que coute malgré le feu violent qui est dirigé sur ses tranchées par l’Artillerie et l’Infanterie allemandes. Le Régiment est fortement éprouvé mais tient bon.
Pertes le 20 octobre : 1 Officier tué, 20 hommes tués et 39 blessés
Même situation les jours suivants. L’Artillerie ennemie fait rage. Le 23, les Anglais qui sont à notre gauche ont été obligés de se reporter un peu en arrière. Le 24, l’artillerie ennemie met hors d’état une de nos mitrailleuses. Le Capitaine ZELLER, adjoint au Colonel, est évacué pour maladie.
Le 26 octobre, François JAILLOT est nommé sergent.

Entre le 26 et le 28 octobre, les pertes s’élèvent à : 51 tués et 53 blessés.
Le 30, une petite attaque se produit vers 5 h sur le front de la 20ème Compagnie. Elle est repoussée par nos troupes qui font 4 prisonniers à l’ennemi et en tuent une dizaine. Dans l’après-midi, nous sommes très violemment bombardés. Le 31, nos troupes progressent d’une centaine de mètres sur la gauche et prennent une tranchée ennemie.

1er au 30 novembre 1914

Le 1er novembre, pour la première fois, les Allemands bombardent nos tranchées avec de gros mortiers. De notre côté, nous recevons également des mortiers qui nous donnent qu’une médiocre satisfaction.
Dans la soirée du 2, arrivée d’un renfort de 350 hommes dont 1 adjudant, 2 sergents majors, 2 sergents, 27 caporaux et 308 soldats. Le lendemain, arrivée d’un renfort de 250 hommes dont 1 lieutenant, 3 adjudants, 2 sergents majors, 16 sergents, 24 caporaux et 210 soldats. Le 4, l’ennemi a bombardé notre secteur toute la journée et provoqué l’éboulement d’un mur qui abritait la 1ère Section de Mitrailleuses. Les hommes n’ont pas été blessés mais les pièces mises hors d’usage. Le 6, violente attaque repoussée. L’ennemi a subi de fortes pertes ; dans nos rangs, 18 tués et 35 blessés.
Le reste du mois de novembre va se passer à améliorer les tranchées, les boyaux et les salles de repos, sous le feu de l’Artillerie allemande.

1er au 10 décembre 1914

Dans notre secteur nous construisons une tranchée en première ligne que les Allemands bombardent avec acharnement avec leurs mortiers. Le 2, les 22ème et 24ème Compagnies vont au repos à Labourse (62), ainsi que 2 Compagnies Territoriales. Elles sont relevées par un Bataillon Territorial. A 6 h 30, le 4 décembre, les Allemands font sauter sur la voie ferrée à l’aide d’une mine notre petite avancée et une partie d’une tranchée. Ils s’emparent du poste avancé et y installent une mitrailleuse. Le Général de division donne l’ordre de reprendre le poste perdu et, si possible, de pénétrer dans le triangle de la voie ferrée. Après une reconnaissance approfondie des lieux, le Général décide qu’il n’y a pas lieu d’attaquer, la position étant, de part et d’autre, intenable. Le 5 décembre, le commandant CONSTANTIN vient prendre le commandement du 6ème Bataillon. Le Lieutenant LOMBARD est très grièvement blessé d’une balle à la tête et meurt le lendemain. Le 6, arrivée du Capitaine GOUZIEN et du Sous- Lieutenant FRAZER DE VILLARS, tous deux affectés au 256ème RI. Le 8 décembre, l’attaque de la voie ferrée La Bassée (59)-Grenay (62) est repoussée.
Le 10 décembre, le Régiment est relevé à 15h30 par les Anglais.

10 décembre 1914

Le Régiment va cantonner Sailly-Labourse (62). Le 5ème Bataillon qui était à Labourse (62) y reste.

12 décembre 1914

On reçoit l’ordre de se rendre à Mazingarbe (62). Le 5ème Bataillon relèvera le Bataillon du 21ème RI qui se trouve aux tranchées à l’Est de la Fosse N° 5. Le 6ème Bataillon devra cantonner aux Brebis (Mazingarbe (62)).

13 décembre 1914 au 4 janvier 2015 – Mazingarbe – Les Brebis

Du 13 décembre au 4 janvier, les hommes travaillent à améliorer les boyaux de communication et les tranchées, à mettre en état de défense les maisons Sud-Ouest des Corons de la Fosse 11 et à construire des abris contre l’artillerie.

Le 18, l’ennemi bombarde avec violence, avec des obus de 77 et de 105, le secteur 2 de notre Régiment ainsi que le poste de Commandement.
Le 19, sur ordre du Général de Brigade les troupes sont prêtes à 6 h 30 du matin et on reçoit l’ordre à 9 h d’envoyer une Compagnie en réserve à Grenay (62). A la gauche de notre secteur se trouve toujours le 285ème et à la droite 1 Bataillon du 144ème Territorial.
Le 22, le Médecin Aide Major quitte le 256ème RI pour être affecté à l’ambulance n° 10.
Le 27, le 5ème Bataillon aménage une tranchée en avant des premières lignes déjà existantes et le Chef de Bataillon FIRACCI prend le Commandement du 256ème RI. Le 30 au soir, la relève du 5ème Bataillon par le 6ème s’opère sans le moindre incident.
Le 31, dans la matinée une quarantaine d’obus de 105 tombent sur les abords de la Fosse 5 sans causer d’accident.
Le 3 janvier 1915, 400 cavaliers à pied des 1er et 3ème Régiments de Dragons remplacent en première ligne les 19ème et 20ème Compagnies.

5 au 12 janvier 1915 – Bombardements Des Brebis et Fosse 11 de Béthune

Le 5 janvier, la nouvelle tranchée de 1ère ligne est terminée. Le 6 janvier, les 19ème et 20ème Compagnies restent aux Brebis. Les Allemands bombardent les Fosses 5 et 11 de Béthune et plus particulièrement la fosse 11. Le 8 janvier, la pluie détériore les tranchées, abris et boyaux. Le 9 janvier, le Régiment reçoit l’ordre de constituer très fortement sa ligne de défense et le matin, les Allemands bombardent les corons et les Fosses 5 et 11 avec des obus de 77 et de 150. Le 10 janvier, vers 11 h, des obus allemands de 77 tombent sur les corons de la Fosse 11 et à 16 h, des obus de même calibre tombent sur les corons de la Fosse 10.

Le 11 janvier, les 400 cavaliers des 1er et 3ème Dragons quittent Les Brebis pour rejoindre leur Régiment. Les 200 cavaliers des 5ème et 21ème Dragons arrivés la veille vont relever aux tranchées de 1ère ligne les 23ème et 24ème Compagnies. Les 17ème et 18ème Compagnies vont relever les 21ème et 22ème Compagnies aux tranchées de 1ère ligne. Les 19ème et 20ème Compagnies restent à la disposition du Général Cdt la 92ème DIT. En raison de la diminution du renfort des cavaliers les 21ème et 22ème Compagnies restent dans les corons de la Fosse 11 et fournissent alternativement la nuit un peloton dans les secteurs occupés par les cavaliers. La 19ème Compagnie quitte les Brebis par ordre du Général Cdt la 92ème DIT et se rend à la fosse Calonne.
Le 12 Janvier, les Allemands envoient des projectiles de 105 sur la fosse 11, puis bombardent la Fosse Est du crassier de la Fosse 5 par du 77.

13 et 14 janvier 1915 – Les Brebis et Fosse 5 de Béthune

Le 13 janvier, bombardement de la Fosse 11 par les Allemands avec des projectiles de 105, de la fosse 5 avec des projectiles de 210 et de la tranchée de 1ère ligne. Les 200 cavaliers des 5ème et 21ème Dragons vont relever la 19ème Compagnie à la Fosse Calonne. La 20ème Compagnie va relever en 1ère ligne les 200 cavaliers. Les 21ème et 24ème Compagnies qui étaient en 1ère ligne à la Fosse 11 sont relevées par la 22ème. Le 14 janvier, le Régiment reçoit l’ordre d’exécuter des feux sur toute la première ligne, en vue d’attirer l’attention de l’ennemi dans le but de faciliter une attaque qui doit avoir lieu sur Ablain-Saint-Nazaire (62).

15 au 28 janvier 1915 – Les Brebis et Fosse 11 de Béthune

Le 15, les Allemands bombardent le crassier de la Fosse 5 avec du 210 et des obus de 105 tombent sur la Villa des Jardins.
Le 16, le Régiment reçoit l’ordre de pousser ses travaux de manière à rendre la 1ère ligne inviolable. Le 17, les Allemands ont tiré sur les travailleurs de la 23ème Compagnie qui creusaient une tranchée. Le 19, le Sous-Lieutenant de Réserve JOVIGNOT est promu dans l’ordre de la Légion d’Honneur. Le 21, des obus de 105 tombent sur la Fosse 5, des projectiles de 77 tombent sur la partie NE de la Fosse 11 et sur le crassier de la Fosse 5. Il est formé dans chaque Bataillon une équipe de grenadiers composée de : 1 Adjudant, 2 Sergents, 2 Caporaux, 40 hommes qui doivent recevoir une instruction spéciale dirigée par des sous-officiers du Génie.
Le 23, le 6ème Bataillon va relever aux tranchées le 5ème qui revient aux Brebis.
Le 25, les Allemands dessinent une attaque qui est immédiatement enrayée par les feux de notre infanterie et de notre artillerie.
Le 28 janvier, 70 cavaliers du 10ème Hussards sont mis à la disposition du Régiment. Ils cantonnent aux Brebis.

29 janvier 1915 – Les Brebis et Fosse 5 de Béthune – Mazingarbe

Le 6ème Bataillon reçoit l’ordre de quitter les Brebis pour aller à Mazingarbe (62) relever un Bataillon du 28ème RI.

30 janvier 1915 – Les Brebis et Fosse 11 de Béthune

Des obus de 77 tombent sur les Fosses 5 et 11, des obus de 105 à droite de notre secteur.

31 janvier 1915

Le Régiment reçoit l’ordre d’aller relever à La Maison-Rouge (62), à l’Est de Cambrin (62), le 295ème RI. A cet effet, le 6ème Bataillon en réserve du corps d’Armée à Mazingarbe (62) quitte cette localité pour aller cantonner à Sailly-Labourse (62). La CHR et l’Etat Major quittent Les Brebis et vont aussi cantonner à Sailly-Labourse (62). Le 5ème Bataillon reste en ligne à la fosse 11 de Béthune en attendant qu’il soit relevé par un Bataillon du 295ème.

1er février 1915

Les 5ème et 6ème Bataillons alternent 1ère ligne à la Fosse 11 de Béthune (62) et à Cambrin (62) avec des cantonnements à Annequin (62) et à Sailly le Bourse (62). A notre gauche une Brigade anglaise (4° Guards Brigade : Brigadier Général Lord CARAN) qui tient la route de Lille à Béthune inclusivement ; à droite le Bataillon du 141ème.

2 février 1915

Le 6ème Bataillon en ligne dans les tranchées au SE de Cambrin (62). Le 5ème Bataillon cantonne à Annequin (62). Ordre reçu : amélioration des abris et des tranchées.

3 février 1915

Le 6ème Bataillon reste seul en 1ère ligne. L’ennemi continue à tirer systématiquement avec ses mitrailleuses et ses fusils (balles renversées) pour détruire nos parapets et nos créneaux.

4 février 1915

Le combat continue des 2 côtés dans les mêmes conditions que la veille. Le cantonnement d’Annequin (62) est bombardé par les Allemands (pièces de gros calibre).

5 février 1915

Le PC du Lieutenant-colonel à Maison Rouge est bombardé. Un obus tombe exactement dessus sans causer de perte.

6 février 1915

Même situation que la veille. Ordres reçus : Ordre d’attaque pour le 7 Février.

7 février 1915

Même situation que les jours précédents. L’attaque est renvoyée au lendemain 8, à la même heure, par suite des effets du vaccin sur certains hommes.

8 février 1915

Le 256ème RI a pour mission de s’emparer de la position avancée de l’ennemi à l’ancien moulin situé au sud de la route de Lille à Béthune (62) et à environ 1 Km à l’Est de Cambrin (62). La 24ème Compagnie (Capitaine GOUZIEN) est chargée de l’attaque de cette position. Elle s’élance à l’attaque avec la plus grande bravoure. Les Allemands qui sont dans les tranchées circulaires du moulin sont surpris. La tranchée est conquise et la 24ème compagnie commence, avec l’aide du Génie à construire des tranchées au Nord et au sud du Moulin. Le Capitaine GOUZIEN, blessé grièvement, est décoré de la Légion d’Honneur par le Général de Division.
Pertes : 4 tués, 18 blessés

9 février 1915

Même situation sauf que la Cie de gauche occupe la position la plus avancée du moulin enlevée la veille à l’ennemi. En vue d’une nouvelle attaque, tous les officiers connaissant le terrain sont convoqués par le colonel Commandant la Brigade.

10 février 1915

Le Colonel Commandant la Brigade fait une reconnaissance en vue d’une nouvelle attaque.

11 février 1915

Ordre reçu : « La prochaine opération dont j’ai parlé (attaque du front C D’ D’’) aura lieu dans 3 jours. Votre 5ème Bataillon en sera chargé sous votre direction ».

12 et 13 février 1915

Réunion au PC du Colonel, du chef du 5ème Bataillon et des Commandants des 19ème et 20ème compagnies pour arrêter les détails de l’attaque prescrite pour le 14 Février. Travaux préparatoires en vue de cette opération.

14 février 1915

En vue de l’attaque projetée, tout le 5ème Bataillon et les 3 premières Compagnies du 6ème Bataillon sont en 1ère ligne. Un Bataillon du 256ème RI, soutenu par de l’artillerie et des mitrailleuses, est chargé de s’emparer de la tranchée C – D, située à l’Est de l’ancien Moulin et au Sud de la route de Béthune(62) à Lille (59). Le feu d’artillerie et d’infanterie est ouvert à 10 h précises. Une compagnie s’empare d’une section de tranchée allemande, mais la violence du feu des canons, des mitrailleuses et des fusils ennemis devient telle que tous ceux qui sont lancés en avant sont fauchés. Les travaux de sape commencés le matin au saillant I sont poussés activement pour rejoindre les fractions de la 19ème Compagnie. A l’entrée de la nuit, les patrouilles envoyées par la route de Lille et la tranchée ennemie du côté de D ne réussissent pas à entrer en relation avec les sections lancées en avant.

15 février 1915

Même situation que la veille. Les travaux de sape poussés activement sont terminés à 3 h 15 du matin. Les blessés sont retirés et ordre est donné aux valides d’évacuer la partie de la tranchée allemande dont ils s’étaient emparés.
Pertes : 18 tués, 34 blessés, 75 disparus

16 février 1915

Continuation de l’organisation du secteur. Même tir systématique de la part de l’ennemi, même riposte de notre part.

17 février 1915

Le 6ème Bataillon quitte Cambrin (62) pour relever le 5ème Bataillon. Celui-ci laisse la 17ème Compagnie en soutien dans les tranchées de 1ère ligne. Un peloton de la 18ème Cie dans la tranchée de Maison Rouge (62). L’autre peloton de la 18ème et les 2 autres Compagnies cantonnent à Cambrin (62). Les sergents LANIER et MEUNIER reçoivent la Médaille Militaire.
Pour François JAILLOT, il est trop tard, il décède ce matin-là par suite de blessures de guerre, après avoir été évacué sur l’ambulance 1/58, à Sailly-Labourse (62).

Parcours 256 RI
Cliquer sur la carte pour suivre le parcours du 256ème RI

Sources

4 commentaires sur “256ème RI

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s