17ème RI


17 RI

Casernement en 1914 : Epinal, dans les Vosges

Affectation : 25ème Brigade d’Infanterie, 13ème Division d’Infanterie, 21ème Corps d’Armée


Le 31 juillet 1914 à 8 heures, dès la réception du télégramme « Envoyez troupes de couverture », le Régiment quitte ses casernes. Le 1er Bataillon quitte Rambervillers (88) et va cantonner à Baccarat (54). Les 2ème et 3ème Bataillons font étape à Rambervillers (88). Clément BONDOUX est sur place, en train d’effectuer son service militaire et il part vraisemblablement ce jour-là, bien que le début de sa Campagne contre l’Allemagne ne démarre officiellement que le 2 août. Les réservistes ne sont pas encore arrivés.

Composition du régiment au jour du départ

2 août 1914

Les réservistes partent d’Épinal pour rejoindre le 17ème RI, qui défend la ligne de la Meurthe, entre Baccarat (54) et Chenevières (54), ayant en avant de lui vers Montigny (54) et Sainte-Pôle (54) les 17ème et 20ème B. C. P.

Afin de rendre inviolable la plus longtemps possible la ligne de la Meurthe, le 17ème RI se porte sur les hauteurs qui dominent la vallée de la Verdurette. Le cours de ce ruisseau est parallèle à celui de la Meurthe et de la Blette qui venant de Badonviller (54) suit une vallée au Nord-Est de celle de la Verdurette. Les 17ème et 20ème B. C. P. tiennent St-Maurice (Saint-Maurice-aux-Forges 54), Sainte-Pôle (54) et Montigny (54), sur la Blette. Le 17ème RI est à Brouville (54) et Gélacourt (54), (3ème Bat. – Commandant HAYE), Merviller (54) et les Carrières (Merviller(54)), avec poste à Vacqueville (54) (2ème Bataillon. – Commandant GIRARDIN), Vaxainville (54) et Reherrey (54) (1er Bataillon. – Commandant DAUMAL).

10 août 1914

L’ennemi est signalé sur la gauche, le 8ème C. A. débouche et un de ses régiments, le 95ème RI est déjà à la hauteur du 17ème RI, à Hablainville (54).

11 août 1914 – Combat de Saint-Maurice-aux-Forges (Meurthe-et-Moselle)

Les Français marchent vers l’Est, la 25ème Brigade occupe les hauteurs de la rive droite de la Blette, le 17ème RI en seconde ligne. La fusillade crépite et les Chasseurs sont aux prises avec les Allemands. Le 11 août, le 17ème RI va recevoir le baptême du feu, au combat de Saint-Maurice-aux-Forges (54). Ce jour-là, le 1er Bataillon du Régiment reçoit l’ordre de dégager la vallée de la Blette. Le flanc droit des 17ème et 20ème B. C. P. menace d’être tourné. Après un vif combat, suivi d’une charge à la baïonnette poussée à fond, le 1er Bataillon réussit à accomplir sa mission et à bousculer l’ennemi qui s’est assez imprudemment avancé jusqu’au ruisseau, mais il compte 19 tués et 214 blessés.

12 août 1914

Le lendemain 12 août, c’est au tour du 2ème Bataillon d’attaquer dans la direction de Fenneviller (54). L’attaque échoue et il bat en retraite. Ce combat lui a coûté 4 tués et 58 blessés.

16 août 1914 

A partir du 16 août, les Allemands se sont renforcés.

18 août 1914

Le 18 août, le Régiment, après être entré en Alsace, par le Donon (Grandfontaine (67)) et le Col du Hantz (Saulxures (67)), est attaqué violemment au signal de Russ. Il parvient à maintenir ses positions jusqu’à midi, mais il faut bientôt céder du terrain devant les forces supérieures des Allemands. La retraite est prescrite.

19 août 1914

Le 19, combat en retraite à Barembach (67).

20 août 1914

Le 20, au Col du Donon.

22 août 1914

Le 22, à Luvigny (88) pris et repris.

23 août 1914

Le 23, à Badonviller (54) pris et perdu.

24 août 1914

Le 24, le Régiment franchit la Meurthe, après un combat violent à Raon-l’Étape (88).

25 août 1914

Le 25, il coopère à la défense du Pont de Thiaville-sur-Meurthe (54), puis se replie sur le Col de la Chipotte (Sainte-Barbe (88)), où il arrête la progression de l’ennemi le 26 et le 27.

8 au 10 septembre 1914 – Bataille de la Marne

Transporté rapidement en chemin de fer, le Régiment prend part à la bataille de la Marne, du 8 au 10 septembre. Après un violent combat à Sompuis (51), l’ennemi vaincu cède. Le 17ème RI poursuit l’ennemi jusqu’à Souain (Souain-Perthes-Lès-Hurlus (51)), où il est arrêté par de solides retranchements ennemis. Comme la 13ème Division débouche sur le glacis, en avant des bois de Souain (cote 158) et face à la cote 140, elle se trouve prise sous un tir d’efficacité de pièces de tous calibres. La Division se maintient sur ses positions pendant trois semaines.

19 septembre 1914

Le 19 septembre, le Régiment a le bonheur de contribuer à reprendre Souain, avec le 149ème RI à sa gauche.

3 octobre 1914

Le 17ème RI quitte la Champagne. Il est transporté de Châlons-sur-Marne (Châlons-En-Champagne (51)) au Nord d’Arras (62). Il va prendre part, pendant 14 mois, à la plupart des combats menés dans cette région. Adieu le sol sec et sablonneux des Vosges, la poussière de Champagne, ici, c’est la boue qui règne en maitresse, enlise les guetteurs, empêche tout mouvement. Souvent, l’eau gèle autour de ses jambes. La fusillade infernale n’arrête ni jour, ni nuit. La boue happe les blessés. Et cependant, ces hommes qui paraissent impuissants attaquent tous les jours et repoussent un peu plus loin l’ennemi, finissant par le dominer à force d’héroïsme.

5 octobre 1914

Violent combat à Hellemmes (Lille (59)), où l’ennemi est repoussé

6 octobre 1914

Le 17ème RI a pour objectif de marche : chapelle Notre-Dame de la Consolation – Fosse n°5 de Béthune (62) – voie ferrée de Grenay (62) à Lens (62). Le Régiment est arrêté à la Fosse n° 5.

8 octobre 1914

Le 17ème RI s’empare de la Fosse Calonne n°2 (Liévin (62)).
Pertes : 5 tués, 37 blessés et 13 disparus.

9 octobre 1914

Le 2ème Bataillon part à l’attaque de la position de Notre-Dame-de-Lorette (Ablain-Saint-Nazaire (62)).
Pertes : 11 tués, 46 blessés et 8 disparus.

10 octobre 1914

Mêmes positions. Violente attaque de l’ennemi qui se prolonge jusque dans la nuit.
Pertes : 2 tués, 27 blessés.

11 octobre 1914

Les 9ème et 11ème Compagnies sont en avant de la fosse 11 de Béthune, entre la fosse 16, occupée par l’ennemi, et la fosse Calonne n°2 qui est occupée par les 10ème et 12ème Compagnies. Ces dernières ont à repousser une attaque violente de l’ennemi. Le 2ème Bataillon est détaché sur Notre-Dame-de-Lorette (62).
Pertes : 5 tués, 20 blessés.
Clément BONDOUX perd la vie ce 11 octobre 1914. Il est déclaré décédé à Aix-Noulette, dans le Pas-de-Calais.

Parcours du 17ème RI
Cliquer sur la carte pour suivre le parcours du 17ème RI

A suivre …


Sources

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