16ème BCP


InsigneDrapeau 16ème BCPCasernement en 1914 : Labry, en Meurthe-et-Moselle

Affectation : 84ème Brigade d’Infanterie, 42ème Division d’Infanterie, 6ème Corps d’Armée


A la réception du télégramme de couverture, le 31 juillet 1914, le 16ème Bataillon se prépare et part en train, dès le lendemain 1er août 1914, sous les ordres du Commandant CHENÈBLE.

Composition du régiment au jour du départ

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Historique du 16ème BCP – Site 14-18 Hebdo

1er août 1914

Le Bataillon prend les avant-postes à l’est de Conflans-Jarny (Conflans-en-Jarnisy (54)) Dans la soirée, départ du 2ème échelon pour Lille (59).

2 au 4 août 1914

Même dispositif.

5 août 1914

Un chasseur à cheval allemand du 12ème est tué par le poste de la route de Labry (54).

6 août 1914 – Combat de Labry (Meurthe-et-Moselle)

L’ennemi attaque avec un bataillon dans le secteur de la 1ère Compagnie, dont une section se porte résolument à sa rencontre, bientôt suivie par le reste de la compagnie, puis par des éléments des 5e et 6e. Mais, profitant d’une dépression de terrain, l’ennemi prend d’enfilade, avec ses mitrailleuses, nos sections déployées en tirailleurs. Le lieutenant DRIEUX tombe, mortellement blessé ; le capitaine WAUTHIER, blessé, donne l’ordre de se replier.
Les chasseurs du 16ème, en défendant leur garnison, avaient reçu héroïquement, mais au prix de lourdes pertes, le baptême du feu.

7 au 9 août 1914

Le Bataillon occupe la ligne de Saint-Jean-les-Buzy (55) – Parfondrupt (55), qu’il organise, puis se reporte sur ses positions de couverture, Ville-aux-Prés (Ville-sur-Yvron (54)), Spalmail (Boncourt 54), Ebany (Conflans-en-Jarnisy (54)) et le gros à Jeandelize (54).

10 août 1914

Les Allemands, refoulant nos éléments avancés, viennent attaquer, avec un régiment bavarois, la position de Spalmail (Boncourt 54), qui commande toute la région et qui est tenue par la 2e compagnie et la section de mitrailleuses du bataillon. Ils sont fauchés devant nos tranchées et doivent se replier avec de grosses pertes, mais reviennent à la charge. La 2e compagnie est obligée de battre en retraite, entraînant de ce fait le Bataillon.

11 au 21 août 1914

Dans la nuit du 10 au 11 août, les Allemands se replient ; le bataillon reprend ses emplacements de couverture, qu’il garde jusqu’au 21 août.

21 août 1914

Le bataillon, suivant le mouvement de la division, reçoit l’ordre de se diriger vers le nord (Thumeréville (54), Mouaville (54), Gondrecourt-Aix (54), Affléville (54), Joudreville (54), La Mourière (Piennes (54)) et cantonne, 3 compagnies à Ollières (Spincourt (54)) et 3 compagnies à Réchicourt (Spincourt (54)).

22 août 1914

Le lendemain 22 août, le bataillon prend position dans le bois de Boismont (54) et empêche l’ennemi d’y pénétrer. Le soir, l’ordre est donné d’évacuer : la retraite s’effectue en bon ordre par le pont de Pierrepont (54); le bataillon bivouaque à la sortie sud du village.
Bilan : 36 blessés ou disparus

23 août 1914

Le Bataillon reçoit plusieurs ordres et contre-ordres. Vers 11h30, il reçoit l’ordre de se porter sur la crête entre le bois de Warpremont et Pillon (55). Le bataillon y bivouaque la nuit du 23 au 24.

24 août 1914 – Bataille de Nouillonpont (Meuse)

Le 24, un peu après midi le 16ème Bataillon reçoit l’ordre d’attaquer le bois Reverdel, au nord-est de Nouillon-Pont (55).
Deux compagnies (4ème à droite et 6ème à gauche) sont en première ligne. La section de mitrailleuses marche à la gauche de la 6ème Compagnie.
Des rafales d’artillerie tombent sur les tirailleurs dès la sortie de Nouillonpont (55). Les 2ème et 3ème compagnies viennent en renfort. On dépasse la voie ferrée.
Là, l’ennemi ouvre le feu, depuis la crête S.O. de Saint-Pierrevillers (55) et depuis la ferme Bellevue.
Le Commandant demande l’appui de notre artillerie, qui fait taire les 2 batteries ennemies qui voulaient s’installer sur la crête.
La chaîne progresse, mais tout à coup, le feu de notre artillerie cesse.
Vers 14h30, les rafales de l’artillerie ennemie redoublent. L’ennemi sort de Bellevue et menace la retraite. L’attaque de la 83ème Brigade ne se fait pas sentir et, resté seul, le Bataillon bat en retraite vers la cote 293 dans le bois de Warpremont.
A 18h, le Bataillon est rassemblé en arrière du bois de Saint-Médard, près de Pillon (55), et y passe la nuit.
Il a perdu la moitié de son effectif, tant en officiers qu’en hommes de troupe.
Pertes éprouvées : 329 blessés, tués ou disparus.

Le sergent Pierre DURAND, reconnu « Mort pour la France » le 24 août 1914, est en fait déclaré « blessé » dans le JMO de cette journée. Il n’a pas survécu à ses blessures.

Parcours du 16ème BCP

Cliquer sur la carte pour suivre le parcours du 16ème BCP


Sources

http://chtimiste.com

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

https://gallica.bnf.fr

http://www.14-18hebdo.fr

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