1914



AOÛT

Dès le premier mois de la guerre, Charrin perd six de ses hommes lors des offensives de l’Est en Moselle, Alsace, Haut-Rhin, Vosges et Meurthe-et-Moselle. De ces six hommes, un seul était natif de Charrin, Louis Augustin JAULT. Celui-ci et Jean BERGER, né à Chiddes, sont les premiers morts de la guerre, le 20 août. François CORNESSE, sergent, originaire de Saxy-Bourdon, est tué le 21. Auguste LABARRE né à Rouy, disparaît au combat le 22, Pierre DURAND et Pierre DUPLOMB meurent le 24, le premier dans la Meuse et le second dans les Vosges, Edouard COURTOIS, le plus jeune des morts de cette guerre (il avait eu 19 ans le mois précédent), originaire de Paris, périt le 25 et Joseph COUDANT, de Saint-Hilaire-Fontaine, le 26.

SEPTEMBRE

La liste s’allonge de trois noms : Jean-Marie THEURIOT le 26, Benoît MARONNAT le 27 et André MEUNIER le 29, disparus au Bois Jura ou au Bois d’Ailly dans la Meuse.

OCTOBRE

Le Front s’est diversifié, ainsi Clément BONDOUX perd la vie à Aix-Noulette dans le Pas-de-Calais le 11 et Albert LESOUPLE à la Redoute du Bois Brulé dans la Meuse, le 26. Ce dernier était un de ces nombreux « enfants assistés », né de père inconnu, élevés par des familles nivernaises.

NOVEMBRE

Jean JOUVE, sergent au 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied est tué à l’ennemi le 4 près d’Ypres, ville de Belgique qui se rendra tristement célèbre par le gaz destructeur (ypérite) qui y sera employé pour la première fois par les allemands le 11 juillet 1917. Pierre DELORME quant à lui, tombe à Marbote dans la Meuse le 17.

DÉCEMBRE

Des cinq morts de décembre, l’un m’est particulièrement cher, puisque c’était mon arrière-arrière-grand-père, Robert GONIN. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de mon intérêt pour les Poilus de Charrin et pour la généalogie, passion qui m’a été transmise par ma mère il y plus de 30 ans. Le parcours de Robert depuis son départ de la caserne d’Autun le 4 novembre, jusqu’au 16 décembre, jour où il a disparu à La Bassée dans le Nord, à la limite du Pas-de-Calais, a pu être retracé. Ceci grâce aux lettres qu’il a envoyées à son épouse Marie BOURGEOIS et à sa fille Anne GONIN, grâce aussi à ses annotations au crayon, sur un petit carnet rapporté du Front à mon arrière-arrière-grand-mère, par un compagnon de tranchée plus chanceux que lui. Les Journaux des Marches et d’Opérations des Régiments disponibles sur le site Internet « Mémoire des Hommes » du Ministère des Armées nous ont permis de le suivre, le jour même de sa mort, où la narration de la journée de combat est accompagnée d’un croquis indiquant les quelques mètres gagnés sur l’ennemi par son unité.
Deux autres soldats charrinois tomberont ce mois-là dans le Pas-de-Calais : André MONTARON le 19 et Frantz DURAND le 24. Enfin, les deux derniers soldats morts en décembre sont Laurent LAMY décédé le 5 à l’hôpital de Neufchâteau, d’une maladie contractée en service et Jules BONNET décédé le 21 à l’Hôtel-Dieu de Lyon suite à ses blessures.

Le bilan de ces 5 premiers mois de guerre est lourd : 20 morts.

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