T comme Typhoïde


Photo de Clément Bècle – Musée du Service de santé des Armées, Paris

La fièvre typhoïde a été l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières pour les troupes françaises.
L’épidémie commence dès les premiers mois du conflit, avec un pic en novembre et décembre 1914. Sur les 125 000 cas enregistrés durant la première Guerre Mondiale, 45 500 sont apparus en 1914 et 64 500 en 1915 soit 88 % du total.
Il existe pourtant des vaccins et la loi Labbé du 28 mars 1914 les rend obligatoires. Mais les premiers soldats qui partent au front sont pour la plupart des réservistes et ne sont que peu à être immunisés. Les problèmes d’hygiène et la promiscuité dans les tranchées favorisent la transmission de la « maladie des mains sales ». Ainsi, bien que la presse française titre « Les vainqueurs de la fièvre typhoïde » et que les professeurs Vincent, Chantemesse et Widal soient récompensés d’un prix de 100 000 francs, 15 000 hommes décéderont de cette infection dont le poilu charrinois Auguste BERRY.

Un commentaire sur “T comme Typhoïde

  1. Mon grand-père paternel Infirmier au 146ème régiment d’infanterie a contracté la fièvre thyphoide sur le front. en avril 1915. Evacué puis soigné il finira la guerre à l’arrière dans un hôpital militaire.
    Un hopital de l’AP-HP porte aujourd’hui le nom de Fernand Widal àParis dans le 10ème arrondissement. C’est également le centre anti-poison de la capitale.

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